… ou comment faire 500km en 24h soit 21km/heure en moyenne!
1. les rencontres :
- Boudha : cf article
Routarde
Academy
: 1er Vote...
- Face de singe: notre voisin de devant. Il subira les assaults incessants d’une gamine de 12 ans (qui lui est inconnue) et dont la tete se posera toutes les 5 minutes sur son epaule. RAS si ce n’est sa face de singe.
- Les spice girls: des petites birmanes top tendance: decolorees, ongles bleus, jean, T-shirt Roxy, Chewing gum, jeux electroniques et magazines Harry Potter.
- Carlos, dit Paolo: un espagnol surgi de nulle part qui integre l’equipage deja bien charge lors de la 1ere escale. Vous dire comment il est arrive jusqu’ici, lui-meme ne saurait le dire, ce qui est sur, c’est qu’il a mis 2 jours pour faire ces 200 premiers kms. Il sera notre compagnon de voyage durant les prochains jours, Cf. article Routarde Academy: 1er Vote...
2. Les passe-temps
- Les bracelets bresiliens que nous tissons patiemment malgre les nombreuses secousses, sous l’oeil intrigue de Boudha.
- La TV: se succedent deux grands chefs d’oeuvre du 7eme art : une production a l’eau de rose, version birmane, suivie d’un film d’horreur des plus sordides (le realisateur etait objective sur la quantite de sang montre a la minute), volets 1 et 2, s’il vous plait.
- Des occupations plus classiques du type MP3, bouquin, guide…
- Et surtout, surtout, la contemplation de la vie birmane qui defile sous nos yeux: rizieres, zebus, petites cabanes en bois sur pilotis, petits commerces, ecoliers, nombreux velos…
3. Les embuches
- Vous connaissez probablement le slogan ‘’apres 2 heures, la pause s’impose’’. Au , connait pas, la vessie des 55 passagers entasses derriere n’a qu’a bien se tenir. Il faudra attendre 8 heures après le depart pour faire la premiere escale! Pour survivre, une seule solution: ne plus s’alimenter en eau.
- Le guide du Routard nous avait pourtant prevenues, la route se transforme parfois en piste. Mais ce qu’il n’avait pas precise, c’est que le ticket de bus nous donnait un acces illimite a
Space
Mountain
. Pour survivre, une seule solution: le coussin gonflable.
- 1ere grosse frayeur lors de la traverse du pont de la riviere Kwai (enfin, on suppose que ce n’est pas celui la). C’est simple, nous avons l’impression de rouler dans le vide.
- Derniere tuile, non sans consequence douloureuse: vers 4h du matin, la climatisation tombe en panne. Rappelons qu’il fait 30 degres, que le taux d’humidite est de 100% et que nous sommes coincees au fond du bus, a cote de Boudha, dont les crises sont de plus en plus frequentes. Il faudra encore tenir 6 heures dans ces conditions.
Et c’est ainsi que 24 heures plus tard, nous arrivons au Lac Inlay, deshydratees, vessies pleines, suantes et crevees… Heureusement, l’accueil chaleureux de l’hotel et le charme de la ville vont vite nous remettre d’aplomb.
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